Guadeloupe Mariage

Pourquoi...? Découvrez les différentes coutumes liées au mariage...


Selon le pays, la région ou la religion, de multiples coutumes et traditions régissent le mariage.
Liées aux particularités locales, ces rituels ont beaucoup évolué au cours des siècles. Pourtant, malgré la modernisation, il est des traditions qui résistent au temps. Entre Histoire et anecdotes, en voici quelques unes !

Pourquoi...


Pourquoi...? Découvrez les différentes coutumes liées au mariage...

... Se fiance-t'on ?

Les fiançailles annoncent un mariage futur. Traditionnellement, on se fiance entre 1 an et 1 an et demi avant la date à laquelle on envisage de se marier. L'usage veut que les proches soient les premiers avertis et que la famille de la fiancée reçoive chez elle. C'est à cette occasion que le bien-aimé offrira à sa future, en gage de son amour, la bague de fiançailles.

Jusqu'au jour du mariage, elle se porte à l'annulaire gauche. Le jour de la cérémonie, elle se déplacera à la main droite afin de laisser la main gauche libre de recevoir l'alliance.

Plus tard, elles pourront se porter toutes deux au même doigt en gage de fidélité et d'amour éternel. Pas de cadeau pour le fiancé selon la tradition; mais de plus en plus, sa dulcinée lui offre une montre ou des boutons de manchettes par exemple...

... Offrir une bague de fiançailles ?

Durant le IXème siècle, Le Pape Nicolas I a exigé la présence d'une bague au doigt de la fiancée afin d'avoir une "assurance" de mariage. A cette époque, le prix de l'or était si élevé que cela prouvait qu'il y avait une réelle intention de mariage.

Si la mariée refusait l'union le jour du mariage, elle finissait enfermée dans un couvent et si le marié refusait le mariage, il pouvait être excommunié...

... Enterrer sa vie de célibataire ?

Une manière de dire Adieu à sa vie d'avant, l'enterrement de vie de jeune fille et de vie de garçon est fêté la veille au soir du mariage et, pour les futurs mariés, constitue la dernière occasion de se défouler en célibataire. Le fiancé fait la fête avec ses amis, la fiancée, avec ses amies.

En général, ce sont les meilleurs amis des futurs époux qui prennent en charge l'organisation. Le choix des activités, de même que le déroulement des festivités doit rester secret jusqu'au dernier moment, le but étant d' étonner les futurs époux.

... Publier les bans ?

La publication des bans est l'annonce publique du futur mariage. Elle figure à l'entrée de l'Église ou se faisait publique lors d'une cérémonie quelques jours avant le mariage.

Cette coutume a été instaurée par l'Empereur Charlemagne vers l'an 800 après JC. A cette époque, il existait beaucoup d'union consanguine et Charlemagne a décidé d'obliger les futurs mariés à rendre publique leur union.

Selon l'article 63 du Code civil : "Avant la célébration du mariage, l'officier de l'état civil fera une publication par voie d'affiche apposée à la porte de la maison commune. Cette publication énoncera les prénoms, noms, professions, domiciles et résidences des futurs époux, ainsi que le lieu où le mariage devra être célébré". La publication des bans est donc obligatoire avant tout mariage.

... Porter une robe blanche ?

La robe de mariée a toujours été un vêtement traditionnel marquant le passage du célibat au statut de mariée. Cette coutume n'a cessé d'évoluer au cours des siècles. On sait par exemple que dans l'Empire Romain, la mariée était déjà vêtue d'une robe blanche agrémentée d'un voile et d'une couronne de fleurs d'oranger en guise de porte-bonheur. La religion catholique a d'ailleurs repris et perpétué la tradition faisant de la robe blanche un symbole de pureté.

En France, il a fallu attendre la fin du XIXème siècle pour retrouver cette coutume. En effet, jadis les femmes se mariaient en robe de couleur, ceci pour plusieurs raisons :
Tout d'abord des raisons financières : en général dans les milieux populaires plus modestes, ouvriers et paysans, la jeune mariée choisissait une robe en fonction de ses moyens et de couleur de façon à pouvoir la porter dans d'autres occasions plus ou moins spéciales.
La priorité était donnée à la confection du trousseau qui constituait souvent la plus grande partie de la dot de la future mariée et la robe qu'elle portait le jour de la cérémonie était, dans la majorité des cas, identique à celle utilisée normalement pour les jours de fête agrémentée pour l'occasion de quelques fanfreluches ou bijoux de famille, ce qui donnait l'avantage de pouvoir réutiliser leur robe lors de cérémonies ultérieures.

Les futures mariées au XVIème et XVIIème siècle portaient des robes dans les tons allant du bleu, marron, jaune et même noir, couleurs qui symbolisaient fertilité ou maturité. Les mariées en blanc étaient de milieux modestes et montraient publiquement leur pauvreté.
Dans les milieux plus aisés le choix de la robe était un problème capital car il fallait, à tout prix pour faire étalage, pour les parents, de leur rang dans la société et de leur fortune.
Depuis le Moyen- Age, nous savons par exemple que chez les bourgeois et les nobles, la robe de mariée de la future épouse était une chose capitale pour l'honneur et la renommée de la famille au point quelques fois de se ruiner.

Pour la petite Histoire ce serait Marie Stuart I qui aurait inauguré le port de la robe blanche, lors de son mariage avec le future François II, le blanc étant couleur des ducs de Guise, famille dont elle était originaire.

En France il faudra attendre l'année 1830 pour que cette tradition se perpétue jusqu'à nos jours.
Le mariage de la Reine Victoria en Grande Bretagne eut une très grande influence dans le monde de la mode lorsque la Reine coupa avec les traditions en décidant de porter une robe blanche pour symboliser pureté et virginité. Elle choisit une robe simple, en satin blanc, garnie de dentelles avec un voile long orné d'une couronne de fleurs d'oranger. L'amour très fort qu'elle porta à son mari, ajouté à la robe qu'elle choisit toucha profondément le côté féminin romantique et il devint à la mode de copier le style de la robe royale.

Inconsciente de la mode qu'elle avait lancé, la Reine alla même plus loin en commandant pour le mariage de sa fille la confection d'un gâteau de plusieurs étages recouvert entièrement de sucre glacé blanc et elle choisit la fameuse Marche Nuptiale de Mendelsshon pour accompagner l'arrivée de sa fille à l'église vêtue comme vous pouvez l'imaginer d'une robe blanche. Inutile de dire que cela fit très grande impression à l'époque et influence encore les jeunes mariées d’aujourd’hui.

... Echanger les alliances ?

L'alliance nous vient de l’Égypte antique : les égyptiens comparaient la forme circulaire infinie de l'anneau à l'amour... Si l'alliance se porte à l'annulaire de la main gauche, c'est aux grecs (3ème siècle avant J.C) qu'on doit cette coutume : ils pensaient qu'une "veine de l'amour" reliait directement ce doigt au cœur.

... Porter le voile ?

Le voile remonte à une époque très ancienne ou le jeune homme allait kidnapper la jeune fille dans une tribu voisine : Afin de l'épouser, il lui jetait une étoffe pour arriver à ses fins.

On dit aussi que le voile était utilisé lors de mariages arrangés afin de masquer au futur marié le visage de la jeune fille jusqu’à ce que le mariage soit prononcé, cette tradition permettait au jeune homme de donner son consentement sans aucun critère physique.

De nos jours le voile, presque toujours blanc, symbolise la pureté.

... La mariée se tient-elle à gauche du marié ?

Cette coutume ancienne permettait au marié de toujours garder sa main droite à portée de son épée, afin de repousser un éventuel prétendant, ou une personne hostile à ce mariage.

... La marche nuptiale ?

L'origine de cette tradition remonte au mariage de la Princesse Victoria d'Angleterre avec le Prince Frédérique de Prusse. Parmi les 2 marches choisies par la Princesse Victoria pour la cérémonie de son mariage figurait la fameuse Marche Nuptial de Mendelssohn, un chef d'orchestre et compositeur allemand né au 19ème siècle.

Depuis, cet air fait partie des traditions à l'occasion d'un mariage.

... Le lancé de riz ?

Cette tradition se réfère à un ancien rite païen qui consistait à jeter des graines sur les jeunes mariés, symbole d'une union fructueuse. Les païens pensaient que la fertilité des graines serait transférée sur le couple sur lequel elles étaient jetées.

Aujourd'hui, le riz a peu à peu été remplacé par des confettis ou des pétales de roses.

... Porter la mariée ?

La coutume voudrait que la mariée franchisse le seuil du domicile conjugal dans les bras de son mari. Cette tradition proviendrait d'une légende, du temps de l'Empire Romain, qui disait que toute femme qui trébuchait, en entrant pour la première fois en tant qu'épouse dans la maison commune, verrait son mariage courir à la catastrophe : la porter permet ainsi de conjurer le mauvais sort.

... Offrir des dragées ?

Tout commença avec l'amande que l'on trempait dans du miel avant de la déguster. C'est d'ailleurs une légende grecque qui a associé les amandes à l'amour : un jeune homme grec, qui devait épouser la femme qu'il aimait, dû, avant le mariage, retourner à Athènes où son père venait de mourir. Il promit à son aimée de revenir pour la date du mariage, mais estimant mal le temps nécessaire au voyage, il ne revint que trois mois plus tard. Durant ce temps, la jeune femme, persuadée que son amour ne reviendra pas, se donna la mort par pendaison. Les Dieux, touchés par cette preuve d'amour si intense, la transforment alors en amandier, arbre qui se met à fleurir lorsque le jeune homme lui offre son amour éternel...

Dès le 16ème siècle, on observe une grande consommation de dragées. Les monarques eux-mêmes ont un drageoir dans la poche. En 1651, Colbert, ministre et fondateur de l'Académie des Sciences, note qu'il se fait à Verdun un grand commerce de dragées. A cette époque, on offre des dragées dans toutes les Cours Princières d'Europe... A cette date, les dragées sont vendues aux femmes enceintes par les apothicaires comme bienfaisantes pour leur grossesse.

Les dragées symbolisent donc principalement la garantie de l'Amour éternel, de la fécondité et de la descendance aux jeunes mariés. Les invités l'emportent aussi comme un souvenir, et ceux qui n'ont pu assister au mariage recevront ce témoignage de l'affection des mariés. C'est aussi une façon de prolonger la fête !

On pense souvent que la tradition serait l'opposition de la modernité, surtout en matière de mariage. Pourtant, les exemples cités prouvent que beaucoup de coutumes résistent encore à l'épreuve du temps. Rien ne vous empêche de respecter ces traditions, mais, rien ne vous y oblige non plus. A vous de savoir ce dont vous avez vraiment envie : si vous voulez innover, au contraire respecter certaines coutumes, ou encore allier la tradition et la modernité.

Et si toutefois vous hésitez encore, dites vous simplement qu'il a suffit d'une fois, pour faire une tradition, alors, c'est peut être à votre tour d'innover...